Édito du Paris 17 – Avril 2021

Le soleil brille, les arbres fleurissent dans nos parcs depuis quelques jours nous approchant tout doucement des beaux jours et pourtant, reconnaissons que la crise sanitaire et ses confinements à répétition que nous subissons depuis un an assombrissent notre humeur, limitant nos libertés, empêchant de nous rassembler, même au sein de nos propres familles.
 
L’Homme n’est décidément pas formaté pour ce qu’il ne maîtrise pas !
 
La campagne de vaccination a enfin ouvert au monde une porte de sortie, la seule en définitive que nous attendions et l’ouverture du second centre de vaccination à la Mairie du 17e est vécu comme un certain soulagement par de nombreux habitants !
 
Quel plaisir aussi de voir tous ces enfants de l’arrondissement qui ont défilé avec leurs professeurs et leurs parents et grands parents,
pour admirer cette exceptionnelle exposition LEGO® à la Mairie en hommage au célèbre conteur et fabuliste Jean de La Fontaine, dont nous fêtons cette année les 400 ans.
 
L’offre culturelle continue en mai sur un autre registre avec une exposition photographique de Grégory HERPE consacrée au Street Art, intitulée
« De BANKSY au mur de Berlin ».
 
D’autres sujets moins réjouissants impacteront notre cadre de vie dans les prochains mois comme la fermeture de la Porte de Champerret due aux travaux du prolongement du tramway, mais nous resterons vigilants quant aux solutions de report de circulation et sur la desserte en bus du quartier proposées par la Ville de Paris.
 
Le confinement est aussi propice aux actes de délinquance. Soyons vigilants et soutenons celles et ceux qui assurent notre sécurité.
 
Prenez soin de vous, très chaleureusement.

 

Pour découvrir le dernier numéro du journal municipal, c’est par ici :

Propreté : face à l’évidence, Anne Hidalgo reconnaît son échec

Nos semaines sont habituellement rythmées par une chronologie bien huilée qui démarre chaque matin par les quelques pas qui nous séparent de notre vélo ou de la bouche de métro la plus proche. Ce laps de temps qui d’ordinaire nous permet de nous plonger pleinement dans notre journée est devenu la triste occasion d’observer l’état de délabrement avancé de nos rues dégradées par une saleté grandissante à laquelle nous aurions presque pu nous habituer voire nous résoudre.

Un carton de pizza offert généreusement aux pigeons qui n’en demandaient pas tant, un pneu de vélo délicatement posé contre un mur, des barrières de chantier délimitant des travaux inexistants ou à l’arrêt ou encore des poubelles qui s’amoncèlent en entretenant l’espoir secret d’être ramassé avant de faire le bonheur des chats du quartier.

À rebours de la ville musée que seuls les spots de télévision les plus léchés peuvent encore vendre aux novices, l’image de Paris pâtit d’un désordre permanent et d’une saleté qui jonchent désormais nos rues mais également les réseaux sociaux et donc nos journaux quand ils ne finissent pas déchiquetés sur le trottoir.

Comment comprendre que le nettoyage des rues du 17e arrondissement soit directement piloté depuis l’Hôtel de Ville ?
Comment accepter que les Maires d’arrondissement ne disposent d’aucune compétence de propreté ?

Il faut le dire, oui l’incivisme est fort. Oui il est vrai que certains confondent l’espace public avec une déchetterie à ciel ouvert. Oui, ces comportements doivent être sanctionnés et plus sévèrement qu’ils ne le sont actuellement. En revanche, considérer comme l’a souvent fait la Maire de Paris que l’état actuel de nos rues est uniquement le fait de parisiens dotés d’une conscience civique proche du zéro reviendrait à éviter toute remise en question de l’organisation des services de propreté municipaux.

Refusant d’ouvrir les yeux sur une réalité éclatante, Anne Hidalgo réfute et stigmatise les critiques sur la saleté de Paris, les renvoyant à une manipulation digitale savamment orchestrée par les soldats numériques de l’extrême-droite. Le #saccageParis aura toutefois, grâce à sa pérennité, permis de mettre la Maire de Paris face à ses propres contradictions : comment nier l’évidence face aux milliers de clichés illustrant parfaitement le ras-le-bol des parisiens ?

Contrainte et sommée de réagir, Anne Hidalgo a fini par descendre de sa tour, elle qui assurait encore le 8 avril sur RTL que les parisiens ne lui parlaient pas de propreté ni de saleté, pour venir s’exprimer publiquement, reconnaissant du bout des lèvres que des progrès pouvaient être faits en la matière.

L’organisation centralisée des services de propreté répond en effet à un schéma devenu obsolète qui ne permet aucune souplesse ni agilité. Comment comprendre que le nettoyage des rues du 17e arrondissement soit directement piloté depuis l’Hôtel de Ville ? Comment accepter que les Maires d’arrondissement ne disposent d’aucune compétence de propreté ?

Depuis plusieurs années, j’invite Anne Hidalgo à faire le pari de la proximité en confiant le pilotage et le recrutement des agents de propreté ainsi que les moyens financiers nécessaires à l’entretien et au renouvellement des matériels utilisés. Il est par ailleurs nécessaire de remotiver les troupes, découragées par une organisation peu stimulante des carrières aboutissant à un taux d’absentéisme trop élevé.

Pour être efficace, la propreté doit donc être gérée au plus près du terrain que les maires d’arrondissement connaissent parfaitement.

Il est temps que la Maire de Paris engage une refonte de la propreté à Paris qui perd chaque année près de 12 000 habitants, excédés par le bazar généralisé qui s’est installé dans tous nos quartiers.

Et alors nous pourrons commencer nos journées en profitant du ciel plutôt qu’en contournant des tas de cartons.

Chantier du RER E : des nuits d’hôtel pour les riverains

Depuis plusieurs mois, les riverains du quartier Ternes-Maillot subissent d’importantes nuisances, notamment sonores, émanant des travaux du prolongement du RER E qui permettra à terme de connecter la porte Maillot à la gare Saint-Lazare tout en offrant aux voyageurs des conditions de transport plus agréables grâce à un matériel roulant moderne et adapté aux flux du quotidien.

Récemment, la Ville de Paris s’est engagée à prendre en charge le paiement de nuits d’hôtel pour les parisiens directement impactés par les travaux de prolongement du Tramway T3 entre la porte d’Asnières et la porte Dauphine.

Considérant que les habitants de la porte Maillot étaient soumis à de fortes contraintes et nuisances du fait de l’avancée des différents chantiers du RER E, j’ai demandé à la SNCF de bien vouloir assurer une prise en charge similaire en cas de travaux nocturnes prolongés dans le secteur de la porte Maillot.

Cette proposition de bon sens a pour objectif d’accompagner les habitants du 17e face aux nuisances lourdes qu’ils peuvent parfois subir dans le cadre d’aménagements qualitatifs destinés à simplifier et améliorer leurs déplacements.

Cité du Théâtre : la Ville doit s’engager

Actée en 2016 par le Président de la République, la reconversion des ateliers Berthier en une Cité du Théâtre doit permettre la naissance d’un lieu d’innovation artistique d’envergure internationale ouvert à un large public et ce au cœur du Grand Paris.

Soutenue de longue date par les élus du 17e arrondissement, la construction de cette formidable infrastructure culturelle permettra de répondre aux contraintes logistiques et immobilières rencontrées par le Conservatoire national supérieur d’art dramatique, le Théâtre national de l’Odéon et la Comédie Française.

Avec ses plus de 22 000m², la future Cité du Théâtre offrira ainsi à ces trois établissements, figures du rayonnement culturel français, les espaces nécessaires au développement de leurs activités tournées vers l’accessibilité du théâtre au plus grand nombre et notamment les jeunes publics.

Conscient de l’opportunité formidable que laisse présager l’inauguration d’une telle ambition culturelle pour les habitants du 17e et les franciliens, j’ai demandé à la Maire de Paris – avec Brigitte Kuster qui s’est impliquée en tant que parlementaire sur le sujet de son financement, Catherine Dumas et Alix Bougeret – de conclure dans les meilleurs délais la cession de certains terrains municipaux, nécessaires pour la construction des édifices de la Cité du Théâtre dont l’ouverture ne doit pas être retardée par des lourdeurs administratives.

Sur le même sujet : https://geoffroyboulard.fr/dans-le-17eme/visite-de-la-future-cite-du-theatre/

Pour une bretelle d’accès au périphérique !

Depuis plusieurs années et dans le prolongement de l’action initiée par Brigitte Kuster, je milite pour la création d’une bretelle d’accès au périphérique depuis la porte de Clichy.

Nous en faisons tous le constat, la congestion du trafic aux abords des portes du 17e est source de stress, fatigue et découragement pour nombre d’automobilistes qui n’ont parfois pas d’autre moyen de transport pour effectuer leurs trajets quotidiens.

D’ailleurs, ils sont plus de 76% à privilégier le périphérique chaque jour car plus direct qu’un autre parcours selon une étude réalisée en février dernier par la Ville de Paris.

Malgré nos demandes répétées, la Maire de Paris refuse, pour des raisons idéologiques, d’entamer un dialogue constructif permettant d’envisager un accès facilité au boulevard périphérique depuis la porte de Clichy qui fluidifierait le trafic et simplifierait la tache de nos forces de l’ordre souvent confrontées à des ralentissements préoccupants lors de certaines interventions pourtant urgentes.

Avec Rémi Muzeau, Maire de Clichy, nous avons donc adressé un courrier au Premier ministre l’invitant à intervenir directement pour débloquer une situation devenue intenable. En 2019, nous avions sollicité la Préfecture de région qui avait alors diligenté une étude d’impact démontrant clairement que la création de cette bretelle permettrait de fluidifier la circulation notamment sur le boulevard Douamont ainsi que sur les maréchaux (diminution de 60% et 10% du trafic sur ces deux axes).

Notre initiative s’inscrit dans une logique pragmatique destinée à fluidifier les flux et empêcher la saturation de nos axes routiers vectrice de pollutions et nuisances sonores.

 

 

Vaccination, la mère de toutes les batailles

Alors que la campagne de vaccination a connu des débuts pour le moins chaotique sur notre territoire, l’espoir que font naitre les effets ces vaccins invite à une mobilisation de tous les moyens disponibles pour qu’un maximum de français en bénéficient et ce dans les plus brefs délais.

Les derniers chiffres indiquent une hausse significative des taux d’incidence, à Paris comme en Ile-de-France. Parallèlement, les difficultés pour obtenir un rendez-vous de vaccination consolident une incompréhension et frustration légitimes.

Cette double tension appelle une réaction immédiate de l’État dont la stratégie vaccinale doit être lisible et plus rapide, dans le temps comme dans ses modalités de mise en œuvre.

3276 personnes dans le centre SOS Médecins Pouchet depuis le 18 janvier dernier

Dans le 17e, nous allons enfin pouvoir ouvrir notre deuxième centre de vaccination (pour les personnages âgées de 75 ans ou plus) le 15 mars prochain dans la Mairie plus d’un mois après son installation grâce à la disponibilité de nos professionnels de santé que je remercie pour leur engagement de tous les instants qui a déjà permis de vacciner 3276 personnes dans le centre SOS Médecins Pouchet depuis le 18 janvier dernier.

Lors du premier confinement, le Président de la République avait déclaré la « guerre » contre le virus mais je n’ai de cesse de constater que nous sommes aussi entrés en guerre contre les lenteurs d’un schéma organisationnel peu agile voire ankylosé.

En août dernier, j’alertais nos autorités sanitaires sur la nécessité d’une anticipation de cette campagne de vaccination. Quelques mois plus tard, nous peinons toujours à rattraper un retard peu acceptable.

Les semaines à venir doivent laisser entrevoir une capacité accrue de vaccination partout sur le territoire, les élus s’y préparent depuis de longues semaines, nous serons au rendez-vous comme depuis le début de l’épidémie.

Notre capacité à accélérer cette campagne de vaccination dépasse le seul enjeu sanitaire en ce qu’elle nous permettra d’envisager un retour progressif à une vie sociale et économique plus heureuse.

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